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Ma Yan, fille de paysans pauvres du nord-ouest de la Chine, dans la province du Ningxia, apprend un jour que sa famille n'a plus les moyens de l'envoyer à l'école. Elle a quatorze ans, et tous ses rêves s'éffondrent. Pour crier sa révolte, elle écrit à sa mère. Celle-ci, bouleversée par ce désespoir, confie la lettre, ainsi que trois carnets contenant le journal intime de sa fille, à des français de passage dans ce village du bout du monde. Parmi eux, le journaliste Pierre Haski... La bouteille à la mer est arrivée à bon port!

LETTRES DU NINGXIA/

Mardi 1 janvier 2002
17janvier 02 Bonjour, A la suite de la publication du reportage dans Libération, vous êtes une vingtaine de personnes à ce jour, en France, en Belgique et en Grande-Bretagne, à vous être proposées d’aider Ma Yan à poursuivre ses études. Même si les contributions individuelles sont modestes, cela représente, vous vous en doutez, beaucoup d’argent pour une province aussi pauvre que le Ningxia. Comme je vous le disais dans mon message précédent, et c’est paradoxal, l’afflux d’argent peut comporter le risque de destabiliser une communauté, et faire plus de mal que de bien. Ce serait le cas, en particulier, si un seul enfant bénéficiait d’une manne exceptionnelle tandis que les autres resteraient plongés dans la misère et l’obscurantisme. Je vous propose dès lors la formule suivante, évidemment amendable, et j’attends vos réactions : L’OBJECTIF : l’idée est donc de créer un fonds dont l’objectif est, bien sûr, d’aider d’abord et avant tout Ma Yan, dont la démarche individuelle a été le point de départ de ce mouvement de solidarité, et que nous souhaitons tous accompagner le plus loin possible dans ses études. Mais il nous apparaît clairement (« nous », c’est-à-dire moi-même et mon assistante chinoise, He Yan Ping, qui a, elle aussi, été émue par le sort et la personnalité de cette jeune fille, et a souhaité dès le début l’aider à poursuivre ses études) qu’aider uniquement Ma Yan comporte le risque de susciter autour d’elle des jalousies qui peuvent se retourner contre elle. En plus, le nombre d’offres de dons fait qu’il peut être possible, tout en l’aidant prioritairement, régulièrement et sur la durée, de permettre à d’autres jeunes filles de retrouver le chemin de l’école et de briser, elles aussi, le cercle de la fatalité. On évitera ainsi de faire de Ma Yan une privilégiée dans un océan de misère, ce qui ne serait pas un service à lui rendre. L’alternative à la création d’un tel fonds serait que chacun d’entre vous adresse ses dons à Ma Yan, ce qui a le mérite de la simplicité, mais comporte le risque de créer une situation déséquilibrée dans ce village sur le fil du rasoir. LA METHODE : Il n’est pas question ici de créer une ONG de plus. Et il n’y a pas, au Ningxia, d’organisation fiable susceptible de prendre en charge cette opération. Dès lors, il nous faut imaginer une structure à la fois la plus souple possible, mais permettant de parvenir au double impératif d’efficacité et de transparence. Efficacité, car il faut que chaque centime donné parvienne à son but ; Transparence, car chacun doit légitimement être rassuré sur l’usage qui est fait de ses dons. Pour aider Ma Yan, ce n’est pas trop compliqué, nous lui avons déjà envoyé une première somme par mandat pour le semestre en cours, et nous savons qu’elle l’a reçu. Nous lui avons demandé de nous écrire régulièrement pour nous tenir au courant du déroulement de ses études, ce qu’elle fait. Ces lettres seront traduites et vous seront adressées. Nous pouvons tout à fait continuer de la sorte, et fixer un montant de bourse mensuelle qui lui permettrait à la fois de payer ses frais scolaires, mais aussi d’améliorer ses conditions de vie et donc de lui permettre de mieux étudier. Le plus simple serait sans doute d’ouvrir un compte pour Ma Yan en France pour centraliser les dons, et d’effectuer les virements d’un seul coup : cela minimisera les frais bancaires et évitera les risques d’erreurs à l’arrivée. C’est déjà plus compliqué pour offrir, si les sommes recueillies le permettent et si vous en êtes d’accord, quelques autres bourses à des jeunes filles elles aussi privées d’école : comment les choisir ? comment les leur faire parvenir ? comment assurer le suivi ? Le plus simple serait peut-être de passer dans ce cas par le bureau de l’éducation du district, dont il est question dans l’article, et qui dispose des dossiers de familles en difficultés qui ne peuvent pas payer les frais de scolarité. Et de régler directement ces sommes à l’école au nom de tel ou tel enfant pour éviter les intermédiaires. Les enfants devraient, là encore, écrire régulièrement pour rendre compte de leurs situation. Il faudrait également pouvoir se rendre régulièrement sur place, peut-être chaque semestre, pour vérifier que tout va bien... Le photographe local Wang Zheng, qui nous a guidés lors de notre premier contact avec le Ningxia au printemps dernier, et qui est lui-même originaire de ce « triangle de la soif » du sud de la province, même s’il vit désormais dans la capitale provinciale Yinchuan, a accepté de nous accompagner dans cette démarche. Il serait notre indispensable relais dans la province. Mon assistante et moi-même serons, avec lui, au cœur de ce dispositif, assurant à la fois l’interface entre vous et Ma Yan et les autres bénéficiaires éventuels de votre aide, et en assurant un suivi sur place régulièrement afin de garantir le bon fonctionnement du système. Il serait peut-être judicieux d’associer à notre démarche un représentant d’une organisation humanitaire, MSF ou Save the Children Fund, ou encore, comme l’un de vous l’a suggéré, l’Alliance française qui a une vocation pédagogique, pour nous aider à ne pas commettre d’erreurs et à garantir la transparence de cette modeste mais néanmoins bien réelle opération impliquant des financements. Désolé d’avoir été un peu long, mais je pense qu’il vaut mieux se poser toutes les questions avant de commencer. J’attends vos réactions : Etes vous d’accord pour créer un tel fonds ou souhaitez vous adresser directement vos dons à Ma Yan ? Etes vous d’accord pour aider d’autres jeunes filles une fois les besoins de Ma Yan assurés ? Etes vous d’accord pour le système proposé ? Cordialement. Pierre Haski Pékin, le 17/1/02
Par basile minet
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Vendredi 1 février 2002
Bonjour, J’ai reçu une majorité de réponses favorables, et seulement une seule réserve, après ma proposition concernant l’aide à Ma Yan. Mon assistante a déjà écrit à Ma Yan cette semaine pour lui dire que l’article est sorti, qu’il a suscité un bel élan de solidarité parmi les lecteurs, et qu’il faut qu’elle tienne bon dans ses études car on est prêts à l’y aider. Nous pouvons peut-être démarrer sans plus attendre, et mettre en route, dans un premier temps, l’aide à Ma Yan, qui n’est pas trop compliquée à organiser. J’essaye d’ouvrir un compte bancaire à Paris dont je vous communiquerai les coordonnées dès que je les aurai. Pouvez vous, d’ores et déjà, m’indiquer par e-mail quel montant vous envisagez d’envoyer pour cette opération, si c’est un don ponctuel ou régulier, et, dans ce cas, si vous pouvez préciser, dans la mesure du possible, une durée de votre effort. Il ne s’agit pas d’engagements mais simplement de pouvoir avoir un ordre de grandeur de ce que nous pourrons envisager. Avant la fin du mois de janvier, nous devrions pouvoir adresser un premier versement à Ma Yan, par l’intermédiaire du photographe Wang Zheng qui vit au Ningxia, et poursuivre à un rythme mensuel l’envoi d’une somme à déterminer, qui lui permettra non seulement de payer sa scolarité mais de manger à sa faim, de se vêtir, bref de disposer d’un meilleur environnement pour étudier et s’en sortir un jour. Nous demanderons à Ma Yan de nous signifier par courrier qu’elle aura bien reçu l’argent, et de nous raconter un peu sa vie actuelle. Cette lettre vous sera communiquée avec traduction, tout comme les suivantes, à chaque virement. Ce sera une première garantie que l’aide lui parvient bien. Je compte me rendre dans le village de Ma Yan dès que possible en compagnie de mon assistante (à mes frais : pas question que l’argent des dons serve à autre chose qu’à aider les enfants), pour voir s’il est possible, en fonction des sommes recueillies, de mettre en place un mécanisme de bourses pour quelques autres enfants dans le même cas, comme vous semblez l’accepter, à quelques réserves près. Je vous tiendrai au courant de chaque étape de cette démarche, en espérant qu’elle restera simple, légère, et qu’elle aura un impact positif sur la vie de Ma Yan et de son village du Ningxia. Ayant été à l’origine de ce qui se passe par la publication de ce reportage dans Libération, et vivant actuellement en Chine, je me retrouve à organiser ce dispositif d’aide, ce qui n’est ni ma vocation, ni même une chose à laquelle je pensais il y a seulement une semaine ! Il va de soi que si une autre formule était possible, notamment de confier la gestion de cette aide à un organisme existante et fiable, je le ferais avec plaisir. En attendant de la trouver, ce qui peut prendre du temps, il me semble préférable de démarrer quelque chose sur la base de ce qui nous a réunis ces derniers jours. Tout ceci repose sur la confiance que vous pouvez m’accorder sans me connaître, et j’espère m’en montrer digne, tout en vous apportant le maximum de garanties de transparence dans cette entreprise. J’y associe mon assistante à Pékin, He Yan Ping, tout aussi engagée que moi dans cette affaire. J’espère sincèrement que nous pourrons faire un bout de chemin ensemble, dans l’interêt de Ma Yan. Cordialement. Pierre Haski
Par basile minet
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Lundi 11 février 2002
Bonjour, Quelques nouvelles... Nous avons reçu lundi une lettre de Ma Yan, qui a bien eu notre premier envoi de fonds, et remercie tous ceux qui ont décidé de l’aider. Voici sa lettre : « Chers oncles et tantes : How are you ? (en anglais dans la lettre en chinois). J’ai recu votre lettre le 17 fevrier. Ce jour-la, mon père est allé à la commune pour une foire, et il a trouvé la lettre à la poste. Il l’a ouverte tout de suite, mais il y avait quelques mots qu’il ne connaissait pas. Rentré à la maison, il m’a demandé de la lire. Quand j’ai fini la lecture, je ne sais pas pourquoi j’étais toute en sueur, comme si j’avais perdu toutes mes forces, peut-être parce que j’étais trop émue, trop contente. Papa a dit, quand il a fini de lire la lettre, qu’il ne savait pas s’il marchait sur la terre ou dans le ciel, tout son corps flottait. Maman a dit : "Enfin le ciel a ouvert ses yeux pour que je n’aie pas pleuré pour rien dans la montagne. Mes larmes étaient dûes à la douleur et à la tristesse, mais maintenant à la joie. Je vous souhaite une bonne année, et vous exprime toute ma gratitude." Après avoir lu votre lettre, j’ai compris vraiment ce que signifie la joie dans ce monde, l’amitié et le sens de la vie dans ce monde. Je remercie tous ces gens qui sont déterminés à m’aider. Je suis heureuse que de jeunes francais veuillent être mes amis, je voudrais leur écrire, leur téléphoner tout de suite, mais je ne connais pas leur adresse et leur numéro de téléphone, et puis ils ne comprennent pas le chinois. J’espère que vous pouvez leur donner mon adresse, je veux être leur amie, leur meilleure amie. Je leur dis : Thank you.(en anglais dans la lettre). Vous avez dit que vous pouvez aider d’autres enfants de famille en difficulté, j’en suis très contente. Parlant de difficultés, je pense désormais aux miennes au passé. Laissez-les finir leurs études, réaliser leurs rêves. Tous mes remerciements. Je vais bientôt reprendre l’école. Je ferai des efforts pour ne pas décevoir l’attente de tout le monde envers moi.(L’argent que vous m’avez envoyé est bien arrivé.) Je vous souhaite beaucoup de succès pendant l’année du cheval. Ma Yan, le 19 février 2002 » D’autre part, mon reportage sur Ma Yan a été publié la semaine dernière par l’équivalent italien de Courrier International, « Internazionale », et j’ai déjà reçu quatre e-mails d’Italiens souhaitant eux aussi aider Ma Yan et les enfants non scolarisés de son village. Deux autres personnes en France m’ont également écrit pour participer à notre opération. Comme je vous l’ai dit, je dois me rendre prochainement sur place - du 8 au 12 mars- pour monter le dispositif d’aide aux autres enfants du village, et vous informerai à mon retour. Enfin, un éditeur parisien m’a contacté et voudrait publier l’intégrale du journal de Ma Yan et mon récit. Nous sommes en discussion, mais si ça se fait, il y a sans doute là une possibilité que la famille de Ma Yan puisse sortir définitivement de la misère. Voilà donc ces quelques bonnes nouvelles. Mais nous n’en sommes qu’aux débuts... Amitiés. Pierre Haski Pékin, le 26 février 2002
Par basile minet
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Lundi 11 février 2002
Bonjour à tous, Quelques nouvelles de notre aventure avant la trève du Nouvel an chinois qui intervient cette année le 12 février. Notre compte bancaire a été ouvert il y a dix jours, et a déjà reçu près de 1000 euros de contributions, provenant de dix personnes sur les 25 qui se sont manifestées depuis la parution du reportage afin d’aider Ma Yan. Certaines personnes ont fait un don une fois pour toutes, d’autres une fois pour l’année, d’autres enfin un virement mensuel qui sera renouvelé les prochains mois. Parmi les derniers arrivés dans notre « club », deux classes de collégiens qui ont décidé de se cotiser pour Ma Yan. De notre côté, nous avons fait un premier virement de 500 yuans (environ 80 euros) à Ma Yan, afin de lui signifier le début de cette action de solidarité à temps pour le nouvel an chinois, la principale fête de l’année en Chine. Nous lui avons écrit pour lui dire que l’article avait été publié et que plusieurs personnes souhaitaient l’aider à poursuivre ses études, et qu’il fallait donc qu’elle s’accroche... Une lettre d’elle a croisé la nôtre, dans laquelle, sans savoir tout ça, elle nous donne des nouvelles de sa scolarité (comme je vous l’avais dit, mon assistante et moi avions payé ses droits d’inscription pour le semestre qui vient de s’achever). Elle nous envoie également une photo d’elle -que je tenterai de scanner et de vous faire parvenir- portant le blouson qu’elle a également pu s’acheter avec cet argent... Il y a aussi une lettre de remerciement très émouvante de sa mère -écrite par Ma Yan car la mère ne sait pas écrire- qui évoque le « sacrifice personnel » qu’a du représenter l’argent que nous avons envoyé, ce qui donne la mesure de leur pauvreté. Nous avons également eu au téléphone -toute une aventure !- le chef du village, que nous tenions, pour des raisons de diplomatie locale, à informer de notre initiative et de notre prochain retour dans le village. Il a été très positif et se dit prêt à nous accueillir. Nous envisageons toujours de retourner dans le village de Ma Yan à la fin du mois, afin d’évaluer ses besoins pour poursuivre son éducation dans de bonnes conditions, éventuellement envisager de lui permettre d’aller l’année prochaine dans une meilleure école dans une ville voisine, car l’enseignement rural est très faible en Chine, et voir comment nous pourrons aider quelques autres enfants à retourner à l’école. Ce sera alors le début du second semestre, et un bon moment pour régler les droits d’inscription de plusieurs autres enfants, comme l’argent recueilli ou promis nous permet de le faire. A ce propos, j’ai eu au téléphone une Française installée dans la province du Guanxi, dans le sud de la Chine, et qui a créé une association, Couleurs de Chine, qui aide justement à la scolarisation des enfants issus des minorités très présentes dans cette région. Elle aide 1.300 enfants par un système de parrainage en France ! Elle n’envisage hélas pas de s’étendre à d’autres provinces, mais m’a expliqué sa manière de procéder : elle paye directement l’école, avec une liste d’enfants parrainés. C’est la seule manière, dit-elle, d’être sûr que cet argent bénéficie bien aux enfants. C’est ainsi que je pensais procéder pour aider d’autres enfants du village de Ma Yan. Voilà donc quelques informations sur le démarrage de notre opération. Nous avons franchi plusieurs étapes décisives, et en relativement peu de temps, une première somme symbolique devrait parvenir à Ma Yan dans les prochains jours (il faut huit jours pour transférer de l’argent de Pékin au Ningxia, alors qu’il m’a été si simple d’ouvrir un compte à Paris par internet...). Nous avons également traduit et transmis les lettres pour Ma Yan que certains d’entre vous m’ont adressé, mais là encore les lenteurs du courrier et la fête du nouvel an fait que la réponse ne sera pas rapide... Deuxième étape, donc, après les fêtes, lorsque nous nous rendrons sur place. D’ici là, je ne serai pas à Pékin, où tout s’arrête pour huit jours, mais reste joignable par e-mail. Amitiés. Pierre Haski.
Par basile minet
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Lundi 11 février 2002
Bonjour, Merci pour tous vos messages et pour les engagements concrets que vous y prenez. Ces sommes nous permettent d’envisager sans hésiter de réaliser ce dont nous parlons depuis deux semaines : aider concrètement Ma Yan à réaliser son rêve d’éducation, et aider plusieurs autres enfants de ce district défavorisé à retrouver le chemin de l’école, pour eux-mêmes mais aussi afin de ne pas susciter, autour de Ma Yan, de jalousies ou de rancoeurs que cet argent venu d’ailleurs pourrait provoquer. L’ouverture d’un compte pour réunir vos dons n’a pas été chose simple, vu que nous n’avons pas d’association (nous verrons plus tard si cela est nécessaire), mais j’ai obtenu de mon agence BNP l’ouverture d’un compte à l’intitulé spécifique. Mon idée est de lui faire rapidement un premier virement postal, avant le nouvel an chinois, le 12 février, qui est à la fois le Noël et le nouvel an des Chinois, leur principale fête de l’année. J’irai ensuite sur place, avec mon assistante, vers la fin février (impossible avant, d’abord en raison des fêtes, puis d’impératifs de travail, Bush vient à Pékin les 21-22 février...) pour déterminer avec précision les besoins de Ma Yan, et la possibilité de monter avec des relais sur place et avec toutes les garanties possibles, un modeste système de bourse scolaires pour des enfants du district. Je vous rendrai compte de chaque étape de ce processus, et ferai un point régulier des sommes reçues et de leur usage. Je vous transmettrai les lettres de Ma Yan que nous lui demandons de nous adresser pour suivre sa scolarité et sa vie. Et je vous ferai un reportage « exclusif » sur mon déplacement dans son village, photos à l’appui... J’espère que ce plan de marche trouvera votre approbation et reflète l’esprit de notre démarche commune. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou suggestions. J’en ai déjà relevé plusieurs dans vos e-mails, notamment les exemples d’autres associations parrainant des enfants, qui, hélas, ne sont pas présentes dans cette région oubliée de tous. Amicalement. Pierre Haski PS : d’autres personnes nous ont rejoint depuis le début de nos échanges.
Par basile minet
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